JULLIAN Christian
Passionné par la peinture et la sculpture depuis l’enfance (il aime particulièrement Michel-Ange), il grandit en rencontrant de nombreux artistes. Depuis 1985 il expose en France et à l’étranger.
Années 1960 – 1970, il s’intéresse à la peinture impressionniste et peint en dilettante. A partir des années 80, son travail s’affirme : peintures figuratives de tendance expressionniste (Rouault, Soutine…) Année 1990, il découvre Alberto GIACOMETTI, c’est pour lui une véritable révélation qui marque un changement dans sa peinture. Fin 1990, début 2000, il s’oriente vers une œuvre abstraite, très influencée par les peintres américains des années 50 (De Kooning, Rothko, Motherwell, Cy. Twombly…) Depuis, il va vers un art informel, libéré de toute contrainte au sujet, une libération totale de l’expression :
« Plus une peinture pour la peinture, vivre l’acte de peindre… »
Regarder une peinture de Christian Jullian c’est comme découvrir à chaque fois un nouveau paysage. Il peint comme il respire, c’est vital chez lui, mais il n’a pas de méthode, pas de système, il ne connaît pas le style ; il attaque la toile, se laissant guider par son instinct.
« peindre sans idée préconçue, la peinture doit jaillir là sur la toile, comme un cri, un déchirement. Elle naît de l’inconnu, du plus profond de l’être. Il refuse tout compromis avec un style, un genre, une mode ».
Souvent il va rester des heures devant la toile blanche au à peine ébauchée sans pouvoir dénuer un seul coup de pinceau, puis par on ne sait quel mystère, il se jette dedans avec une fulgurance de traits, de couleur, de matière. Ce n’est jamais pareil. Il aime salir ses toiles, détruire l’image mais il peut être touché par la vibration d’un seul trait de couleur.
« Osons, osons tout, la peinture est un chant de liberté, alors chantons ».
